Nos engagements


Volonté politique du candidat

publié le 19 avr. 2012 à 16:31 par Damien Clauzel   [ mis à jour : 18 mai 2012 à 07:20 ]

En regardant a posteriori mon parcours, je réalise que mon engagement en la politique est la suite naturelle de mes activités précédentes.


J'ai commencé des études d'informatique en 1996 à l'IUT de Reims, où j' ai immédiatement été plongé dans l'univers POSIX que je découvrais via HP-UX. Pour travailler à la maison, nos professeurs nous ont proposé deux possibilités : se connecter par SSH au serveur du département informatique (cher, car les connections se faisaient par modem 56k à l'époque), ou installer GNU/linux sur notre ordinateur personnel. C'est ainsi que je me suis retrouvé à utiliser YellowDog Linux sur mon fougueux Power Macintosh 4400. La question du Libre — principalement sous sa forme GPL — a alors pris une place importante dans ma vie car ses principes touchaient immédiatement mon quotidien. Sans les quatre libertés fondamentales du logiciel, je ne pouvais plus étudier ni travailler. Ces principes ont alors structuré ma vie associative et professionnelle.



Elipse. Passe l'arrivée grand public du net en France, et commencent les pratiques de partage de la culture. Les CD audio sont ripés, encodés et gravés pour être échangés, copiés et écoutés. Les gens découvrent les animes japonais autrement que par des cassettes VHS filtrées par les importateurs, nous accédons à une culture que nous choisissons, alors que rien ne nous permet de le faire légalement. La conséquence est connue : HADOPI.


Parodie d'affiche HADOPI
En France, les informaticiens se regroupent sur 2 positions différentes face à HADOPI : utiliser nos compétences pour avoir plusieurs étapes d'avance mettant en place des outils de partage chiffrés et décentralisés — afin de rester sous les radars — ou alors s'opposer sur le plan juridique. Tout en basculant sur ces nouveaux outils (Freenet, GNUnet, TOR), je m'intéresse aux textes de loi qui sont votés sur le numérique. Après un moment de consternation, je profite de ma visibilité pour commencer à expliquer aux gens non seulement les projets du gouvernement sont technologiquement irréalisables, mais en plus dangereux pour l'individu.

Je n'étais pas seul à lutter : différentes structures ont rassemblés les opposants; comme l’APRIL et la FSF France qui se dédient à la question du libre, ou d'autres telles La Quadrature du Net et FDN qui se spécialisent dans la défense d’internet, en tant que réseau et espace de partage des connaissances.

Quand à lui Parti Pirate a choisi l’angle politique qui était resté vacant : coincer son pied dans la porte, et entrer dans le Grand Jeu pour faire avancer les choses de l’intérieur. Cette approche m'a semblé correspondre le mieux à mes goûts, et je l'ai rejoint.


Logo PPRA frères Lumière
Et même mieux : avec deux autres personnes, en janvier 2010, j’ai mis en place la 1e cellule locale du Parti Pirate : le Parti Pirate Rhône-Alpes. L'idée était d'explorer ce que voulait dire avoir une présence physique —qui plus est locale — pour un parti politique national et dématérialisé. Nous nous sommes rendus compte qu'il y avait de nombreuses problématiques qui concernaient le Parti Ꝓirate au niveau des régions et des villes : vidéosurveillance, marchés publics sur le numérique, partage et valorisation des initiatives culturelles locales, ou encore les transports (qui n'a jamais râlé sur les TCL ?), etc.

Du Libre pour aboutir au hacktivisme et à la politique, le chemin est une suite qui se tient. Je compte poursuivre tant que je m'y plairais.

Chartes

publié le 19 avr. 2012 à 16:22 par Damien Clauzel   [ mis à jour : 8 juin 2012 à 10:28 ]

Retirez leur les sièges

En politique, on ne travaille jamais seul. Il est important d’écouter et de s’appuyer sur les personnes qui travaillent depuis des années sur des questions spécifiques. C’est pourquoi :

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